DOCUMENT DE STRATEGIE DE REDUCTION DE LA PAUVRETE DSRP III (2013-2015)


Version
Download 0
Total Views 48
Stock
File Size 2.78 MB
File Type pdf
Create Date 4 janvier 2018
Last Updated 4 janvier 2018
La République de Guinée malgré ses énormes potentialités naturelles et humaines reste l’un des pays les plus pauvres du monde, avec un Indice de Développement Humain de 0.341 en 2011 correspondant au 170e rang sur 182. En effet, le pays possède près des 2/3 des réserves mondiales de bauxite avec une pluviométrie de plus 2 500 mm par an.
C’est pour surmonter ce paradoxe que le Gouvernement s’est engagé depuis 2000 dans le processus d’élaboration et de mise en oeuvre des DSRP. Troisième du genre, le DSRP III à l’instar des autres documents est le cadre fédérateur autour duquel le processus global de planification du développement sera recentré conformément aux orientations du Plan Quinquennal 2011-2015. Il offre un cadre de développement à moyen terme pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et la vision des autorités de faire de la Guinée un pays émergent d’ici 15 à 25 ans, respectueux des droits de l’homme, de l’égalité de genre et promouvant l’Etat de droit.Le DSRP III repose sur les acquis du DSRP I et du DSRP II en matière de renforcement de la démocratie, de la stabilité du cadre macroéconomique, du développement du capital humain et de la gestion de l’environnement. La stabilité politique et la paix sociale retrouvées ont créé un cadre favorable à une meilleure gouvernance des affaires publiques, à la reprise de la coopération internationale et à un allègement substantiel de la dette publique extérieure. Le bilan des performances économiques montre que le cadre macroéconomique est relativement stabilisé avec un niveau d’inflation réduit, un niveau d’endettement extérieur en net recul, une amélioration notable des recettes budgétaires assortie d’une maîtrise des dépenses publiques. L’économie est placée sur un sentier de croissance, avec un taux de croissance du PIB réel passant de 1,9% en 2010 à 3,9% en 2012. Ces résultats sont imputables à l’efficacité des mesures de politique économique et financière ainsi qu’à la bonne performance des secteurs porteurs de croissance (agriculture et mines notamment).