Avec l’appui de la Société africaine pour la médecine de laboratoire (ASLM), la Direction nationale des laboratoires du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique organise depuis ce mercredi, 14 août 2024, un atelier d’auto-évaluation des systèmes et réseaux de laboratoires de biologie médicale en Guinée.
Cette rencontre de trois jours vise à évaluer les domaines clés du système et réseaux de laboratoires qui soutiennent la mise à l’échelle des tests de la charge virale du VIH et l’état de préparation à l’intégration des tests de la Guinée.
Au cours de la cérémonie d’ouverture de cet atelier, Dr Samba Diallo d’ASLM a remercié les autorités sanitaires guinéennes qui ont permis à sa délégation de venir Conakry pour mettre en place l’équipe multidisciplinaire pour la communauté de pratiques de laboratoires (LabCop). Selon lui, cette visite permettra de faire d’une pierre deux coups. Il sera non seulement question de superviser l’auto-évaluation de la charge virale, mais aussi d’évaluer le niveau d’intégration des tests de diagnostic au niveau du pays.
« Ces différents éléments vont nous permettre d’aboutir à des résultats tangibles. Au nombre de ces résultats, nous verrons certainement des points positifs…qui vont être mis à profit et partagés au sein de la Communauté de bonnes pratiques de laboratoires », a-t-il indiqué. Par contre, il n’exclut pas qu’il y ait des points à améliorer, qui seront analysés. « Et ces analyses déboucheront sur un plan d’action qui permettra de marquer d’une pierre blanche les étapes d’amélioration du système et des réseaux de laboratoires en Guinée », espère Dr Samba Diallo.
En prononçant le discours d’ouverture officielle de l’atelier au nom du Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Pr Mandiou Diakité, Directeur national des laboratoires a exprimé sa satisfaction de recevoir l’équipe d’ASLM en Guinée pour appuyer le système de laboratoires guinéen à travers l’outil d’auto-évaluation. Pr Mandjou Diakité espère que cela va permettre, au sortir de ces trois journées, de faire un diagnostic réel et objectif de la situation de prise en charge des personnes vivant avec le VIH dans le pays, notamment dans son volet laboratoires.
Il a exhorté les participants à lire de façon exhaustive et à répondre de façon objective aux questions de l’outil d’auto-évaluation. Selon lui, l’analyse des données collectées après l’auto-évaluation va permettre d’élaborer un plan d’action pour corriger les imperfections, les anomalies et les insuffisances que les participants auront constatés eux-mêmes. Il s’est dit convaincu que les décisions qui vont découler vont forcément impacter le bon fonctionnement du réseau de laboratoires en Guinée ».
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